Patrice Delbourg

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Solitudes en terrasseSolitudes en terrasse

Le Castor Astral

Solitudes en terrasse est un livre d’heures liquides et de songeries embrumées. Deux cent vingt-sept portraits littéraires constituent un panorama affectueux et oblique de la littérature. Avec avant tout les grands poètes du XXe siècle, de Pessoa à Michaux, de Celan à Brautigan. Avec aussi quelques figures de naguère, tels Villon, Rutebeuf, Rimbaud ou Verlaine.
Avec moult silhouettes de la prose souveraine, tels Flaubert, Bloy ou Zweig. Sans oublier les humoristes à l’âme noire ni les irréguliers visionnaires.

Ce recueil de complaintes des rues et des crus présente un paysage intime, mouillé, téméraire autant que dérisoire, d’une littérature de zinc extrême. À chaque croquis, une boisson spécifique, un estaminet de prédilection, un calicot, une ambiance élue, un comptoir d’étain… et le décor est dressé.

À chaque écrivain de profil, ployé sur son guéridon, correspond un texte déchiqueté. Des troubadours célèbres tels Desnos, Cendrars ou Prévert ; des chantres comme Artaud, Trakl ou Dylan Thomas ; des présences effacées, salut Georges Perros ou Jacques Prevel ; des silhouettes presque oubliées, ainsi Francis Giauque ou Ilarie Voronca. Tout un club d’inconsolables dans la sciure des comptoirs.

 

 

 
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Photo d'Éric CénatÉchange avec le Théâtre de l'ImprévuPhoto de Patrice Delbourg

 

Pouvez- vous raconter votre rencontre avec Éric Cénat?


Tout a commencé dans la cuisine de la Villa Mont-Noir à la frontière belge, maison d'enfance de Marguerite Yourcenar. Florence Delaporte qui avait été en résidence d'auteur comme moi à la Villa Mont-Noir me parle d'Éric Cénat qu'elle avait reçu à la Médiathèque de Limoges dont elle assurait la direction. Elle me dit qu'il cherche à monter un spectacle autour de l'œuvre d'Antoine Blondin.

Site du Théâtre de l'Imprévu

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Prochaines rencontres


Photo Max JacobMax Jacob, sacré funambule!

conçue et interprétée par Éric Cénat et Patrice Delbourg
Labellisée Printemps des Poètes

Le Théâtre de l’Imprévu et la Scène du Blacon ont le plaisir de vous convier à cette lecture théâtralisée

Baroque et studieux, fallacieux et authentique, sage et meurtri, coupable et martyr, il est bien rare de rencontrer tant de paradoxes et contrastes chez une même personnalité. Cette lecture présente le personnage et l’œuvre de Max Jacob. Se succèdent en alternance sur scène : éléments biographiques d’une destinée hors norme qui passe par l’enfance à Quimper, l’aventure artistique du “Bateau Lavoir” à Paris, la retraite spirituelle à Saint Benoît sur Loire, la fin tragique au camp de Drancy ; poèmes entre badinage facétieux et gravité douloureuse ; extraits de lettres à ses amis (Jean Cocteau, Marcel Bealu, Roger Toulouse, Pablo Picasso...)...

Mairie de 2e arrondissement
8, rue de la Banque - 75002 Paris
M° Bourse ou Étienne Marcel

Samedi 08 mars 2014 à 18h30
Entrée libre et gratuite
Réservation au 01 42 96 34 98 ou Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Plus d'infos

 

Le Théâtre de l’Imprévu

Direction Artistique: Eric Cénat
Association loi 1901: création en février 1986
Conventionnée par la Ville d’Orléans et la Région Centre
Subventionnée par le Conseil Général du Loiret, le Ministère de la Jeunesse et de Sports et la DRAC Centre.

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Logo Le Figaro littéraireLe Figaro littéraire (Thierry Clermont) - 5 novembre 2010

Coup de foudre pour un génie

Dans L'Homme aux lacets défaits, l'écrivain Patrice Delbourg ressuscite Lucien Gaulard, un savant oublié qui sombra dans la folie après s'être fait voler ses inventions.

Il y a de l'électricité dans l'air. En cet automne 2010, deux génies électriques du XIXe siècle ont recueilli les honneurs de notre République des lettres. Nicolas Tesla, l'inventeur du radar, sous la plume de Jean Echenoz (Des éclairs) et son contemporain, Lucien Gaulard, sous celle, bien plus enjouée et chantournée, de Patrice Delbourg, qui connaît bien son homme.

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Logo Le Novel ObservateurLe Nouvel Obs (Jean-Louis Ezine) - Février 2014

Far West au BHV

Employé le jour, cow-boy la nuit. Et pourquoi pas? Ça se passe comme ça chez Patrice Delbourg.

«La vraie vie est si souvent celle qu'on ne vit pas», déplorait Oscar Wilde. Ce n'est pas Eugène Gibloz qui le contredirait. Voilà un modeste employé en blouse grise du rayon outillage du Bazar de l'Hôtel de Ville qui a décidé de vivre, du moins pendant les heures que ne lui volent pas la scie égoïne et la chignole, sa vraie vie. Dans celle-là, il est cow-boy de profession, ce qui est autrement prestigieux.

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Affiche des railsBrèves de l’aérotrain

Résidence de Patrice Delbourg à Orléans pour l’écriture de “Brèves de l’aérotrain” dans le cadre du spectacle “des rails...” , mise en scène d'Éric Cénat, production du Théâtre de l'Imprévu.

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Photo de Balise CendrarsBlaise Cendrars

« La légende bourlingueuse »

Lecture théâtralisée conçue et interprétée par Éric Cénat et Patrice Delbourg

« Frédéric-Louis Sauser, plus connu sous le pseudonyme de Blaise Cendrars, voit le jour à la Chaux-de-Fonds, sur le territoire helvétique.
Béret sur le côté, yeux pochés, sa trogne rubiconde de réclame enluminée pour vieux calvados n’est pas celle d’un troubadour académique : “J’ai réellement une sale gueule. Cela me réjouit”.

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Max Jacob,
un drôle de paroissien


Le Castor Astral
(Janvier 2014)

 

Photo Max Jacob, un drôle de paroissien

 

Entre facétie et désespoir, entre besoin de sainteté et tentations charnelles, Max Jacob n’a cessé de promener son innocence canaille en terre de poésie. Toute son existence fut un périlleux exercice d’équilibre funambulesque. Jamais le poète ne se prit au sérieux. Mais la vie est chose rigoureuse, la mort en est l’enjeu.
Enchanteur fantasque, ami de Picasso et Apollinaire, il a passé sa vie à brouiller les pistes en une étourdissante geste serpentine. Astreint au port de l'étoile jaune, arrêté par les Allemands le 24 février 1944, il meurt d'une congestion pulmonaire au camp de la Muette, à Drancy, le 5 mars suivant.
Dans un portrait mosaïque plus qu'une biographie, Patrice Delbourg redonne vie au pince-sans-rire qui fut à la fois une nouvelle incarnation du juif errant, un archange foudroyé, un réfractaire, un homme de chair et un mystique profond, un conteur et épistolier au lyrisme ébouriffé, un fantaisiste éblouissant.